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La chapelle Saint-Benoît d’Anor

Chapelle de 1887, située rue Gabriel Péri à Anor (59)-Photo de 2017

En 1860, le couple César Culot et Virginie Daubercies achète une maison et des pâturages au lieu dit Saint-Gorgon de la commune d’Anor dans le Nord (parcelles 1,2 et 3 du plan cadastral d’Anor de 1823). L’année suivante naît un fils qu’il prénomme Cézar, ce sera leur unique enfant.

A vingt ans Cézar Culot, employé de commerce, se présente pour le recensement militaire, il est de la classe 1881. Depuis 1818, le recrutement militaire se fait par engagement et tirage au sort. Le conseil de révision consiste à évaluer le conscrit physiquement et intellectuellement. A partir de 1867 une fiche de matricule est établie, regroupant les informations collectées comme le signalement : Cézar a les cheveux châtains et mesure 1 mètre et 68 centimètres. Ensuite la fiche sert à inscrire la carrière militaire des conscrits.
La procédure de tirage au sort permet d’affecter à chaque conscrit un numéro. La liste ordonnée de ces numéros sert à appeler les jeunes au service militaire en fonction des besoins de l’armée, les numéros les plus faibles étant appelés les premiers. Cézar est « bon pour le service » ce qui est important dans sa vie future pour ne pas être suspecté de mauvaise santé. Mais il tire le numéro 12, il est dans la première partie de la liste de recrutement. Pour échapper à l’appel, il peut se faire remplacer. Le remplaçant négocie avec l’appelé et sa famille une compensation financière en échange de son engagement. Ce ne sera pas le choix de Cézar et sa famille.
A la fin de l’année 1882, Cézar Culot part pour Cherbourg dans l’Infanterie de Marine. Il devient rapidement caporal et en mai 1884 il embarque pour Madagascar. Six mois plus tard, suite à la prise du fort d’Ampasibadzin, occupé par les Hovas, Cézar est déclaré disparu. Il faudra attendre le jugement du tribunal civil d’Avesnes du 9 mars 1888 pour officialiser son décès.

Fiche de matricule 1038 classe 1881, bureau d’Avesnes. Archives départementales du Nord, cote 1 R 1971

Entre temps ses parents ont fait construire une chapelle sur leur terrain au bord de la route qui mène à Fourmies, dédiée à Saint Antoine patron des marins, Notre Dame de la Délivrance et Saint Benoît pour conjurer le mauvais sort. D’une surface d’environ 5 m², elle est faite en brique jointoyée à la chaux. La couverture est constituée d’ardoises de Fumay, violacées, posées sur un voligeage en bois. Les solins servant à l’aménagement des angles de la toiture sont faits en plomb. Une croix surplombe la boule de pierre bleue posée en épi de toiture sur la pointe de façade. Dans la 2ème moitié du XXème siècle, des lambrequins de bois, finement travaillés sont posés au-dessus de la façade devant les ardoises de rive.
La porte d’entrée, en métal peint de couleur claire, est ornée de ferronneries ajourées permettant une ventilation de l’intérieur de la chapelle et un éclairage naturel, ainsi que les deux fenêtres latérales. A l’intérieur de l’édifice, le sol est fait d’un carrelage en damier noir et blanc, les murs sont enduits de chaux blanche. Le retable et l’autel sont en chêne, sur ce dernier sont disposés diverses statuettes religieuses dont celles des saints évoqués précédemment.

César Culot décède en 1896, regrettant certainement de ne pas avoir fait remplacer son fils pour le soustraire à l’incorporation. En 1902, sa veuve vend leur propriété à Amédé Basquin et sa femme Marie Delmaire. Le couple a un fils unique, Camille, qui est appelé en août 1914. L’histoire se répète : quelques semaines plus tard, Camille manque à l’appel. Il faudra plusieurs années pour qu’il soit officiellement déclaré décédé.
Marie Delmaire entretiendra la chapelle de Saint-Benoît jusqu’à son décès en 1949. Restaurée en 1997 par l’association anorienne « Amis des Chapelles », elle appartient aujourd’hui à la commune d’Anor.

1948 – Marie Delmaire

Sources :

  • Archives départementales du Nord.
  • Documents de la famille Basquin-Delmaire.
  • Documents personnels de Jean-Jaques Guichard, président le l’association « Amis des Chapelles ».
  • Diagnostic du Bâti de la chapelle établi en 2017 par Emmanuel Cazier, chargé de mission Habitat Durable et Patrimoine Bâti au Syndicat Mixte du Parc Naturel régional de l’Avesnois.

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L’estaminet Basquin-Delmaire

Maire Delmaire, née en 1853 à Busigny, épouse Amédé-Camille Basquin le 13 mars 1881 à Anor dans le Nord. Issus de familles nombreuses, les Delmaire comme les Basquin sont tisseurs de père en fils, Marie a élevé ses frères et sœurs après le décès de leur mère. Le couple s’installe dans le quartier Saint- Gorgon où naît leur fils unique Camille en 1884.
Quelques années plus tard la famille s’installe rue du Marais dans le village d’Anor. C’est une maison à étage avec un jardinet donnant sur l’Anorelle. Le couple ouvre un estaminet au rez-de chaussée. Un estaminet est un débit de boisson dans le Nord de la France, on y sert essentiellement de la bière ou des boissons apéritives comme celle de la marque Dubonnet, on peut y vendre du tabac et organiser des jeux traditionnels.

Extrait du cadastre napoléonien 1883 d’Anor -AD 59-P31/648

Marie Delmaire sert les clients pendant que son époux continue à travailler aux tissages Dolez. L’estaminet est situé en face de la filature Boulet, à coté d’une brasserie, en débauchant les ouvriers s’y arrêtent pour se distraire après une journée de travail interminable dans le bruit et la chaleur. C’est un endroit où ils peuvent discuter de leurs conditions de travail, s’informer en lisant le journal, jouer aux cartes et c’est aussi le lieu où se réunissent les associations pour y tenir leurs assemblées. Les femmes fréquentent peu les estaminets mais elles savent dans lequel trouver leur mari.
Le 11 juillet 1897, le Journal de Fourmies publie le programme de la fête nationale à Anor, parmi les diverses animations, le jeu de petite boule chez Basquin pour le 1er prix (un jambon), le règlement du jeu est affiché car les règles diffèrent d’un village à l’autre, mais le principe est le même : il s’agit de lancer des boules de bois le plus près possible d’une cible. D’autres articles de ce même journal nous apprennent que le couple Delmaire-Basquin participe aux différentes fêtes du village d’Anor comme les ducasses du mois de juin ou les bals.

Les boulistes d’Anor devant l’estaminet avant 1914-En haut à gauche dans l’ouverture de la porte, on distingue une publicité Dubonnet, célèbre boisson apéritive

Camille a obtenu son certificat d’étude et après son apprentissage de ferblantier il part faire son service militaire à Paris. Ses parents prennent en pension un ouvrier qui occupe une chambre de la maison de la rue du Marais. Lorsque la Grande Guerre éclate Camille, marié et père de trois enfants, est mobilisé. Ses parents continue à tenir l’estaminet pendant l’occupation et à aider leur belle-fille dans l’éducation de leurs petits-enfants.
Après la guerre, le couple se retire dans leur maison de St Gorgon, leur fils Camille a été tué au combat. L’estaminet de la rue du Marais redevient une simple habitation.

#challengeuprog2022 Janvier : « un commerce »

Les cousins Poilus d’Anor

Ils étaient cinq cousins germains nés dans le même village à participer à la Grande Guerre

Identification des personnes, de la date et du lieu à partir d’une photographie :
André Sautières est à gauche. Au moment de la photo il n’est plus dans l’armée active mais dans le 2ème COA (Commis et Ouvrier d’Administration). Le chevron sur sa manche droite signale le fait qu’il a été blessé. Ce qui correspond à sa situation entre Septembre 1915 et Aout 1917 car il n’est encore que caporal (comme l’indique les deux traits en bas de la manche).

Maurice Perrine est au milieu. Il a quitté l’armée active suite à sa seconde blessure en Novembre 1914. Le fait qu’il soit assis laisse à penser qu’il n’ait pas encore tout à fait remis de sa blessure.

Paul Daubercies est à droite. Son uniforme porte au moins 3 chevrons à la manche gauche ce qui indique qu’il est au front depuis au moins 18 mois. Le numéro de son régiment est le 10 comme le 10 RAP. Il n’a pas encore la blessure au maxillaire. Ce qui correspond à sa situation entre janvier 1915 et juillet 1916.

Conclusion : Photographie sans doute du printemps 1916 en région parisienne avec de gauche à droite André Sautières, Maurice Perrine et Paul Daubercies. Trois cousins germains de Camille Basquin et Camille Lebaloue, Morts pour la France.

Enquête réalisée par V. Dionnet

Tombe de Camille Lebaloue et Camille Basquin – Cimetière d’Anor

Marie, bagnarde mayennaise en Guyane

Marie est née en septembre 1851 à La Chapelle-Rainsouin : c’est la deuxième enfant d’un couple de cultivateur Mathieu Lefaucheux et Madeleine Legrand. Après s’être installée à Montsûrs, la famille s’agrandit de cinq autres enfants. Marie n’a pas vingt ans lorsque sa mère décède. Aidé par ses aînés, le père continue d’exploiter la ferme. Le 3 mars 1875, Marie met au monde une fille nommée Léontine. Mais le père de l’enfant ne s’est pas fait connaître et c’est son grand-père qui déclare sa naissance à la mairie. Le lendemain matin, Mathieu décède, laissant seuls ses enfants, la dernière n’a que douze ans. Ils vont continuer à travailler les terres de la ferme de Montsûrs mais rapidement chacun d’eux poursuit sa vie indépendamment des autres.
Marie place sa fille en nourrice et se fait engager comme domestique dans un hôtel à Laval, puis, elle travaille chez un plâtrier rue du théâtre. La jeune femme est de nouveau enceinte et accouche seule dans la maison de son maître dans la nuit du 7 au 8 août 1879. L’enfant est en vie mais Marie l’étouffe et après avoir gardé son cadavre quelques jours dans sa chambre, elle l’enveloppe de vêtements et le jette dans la Mayenne. Plus tard des pêcheurs font une funeste découverte. L’enquête mène rapidement à Marie qui après avoir nié, avoue le crime suite à l’examen d’un médecin. Le procès s’ouvre à l’automne de la même année. Marie n’explique pas son geste et dit n’avoir été ni conseillée ni aidée de personne, et que son employeur n’était pas au courant de sa grossesse. Le 22 octobre 1879, elle est condamnée à huit ans de travaux forcé

Jusqu’en 1885 les femmes peuvent choisir de partir à Cayenne ou en Nouvelle-Calédonie. C’est un mode d’exécution de la peine des travaux forcés appelé la transportation. D’abord incarcérée à la prison de Rennes, Marie embarque sur « Le Penseur » au port de Nantes le 5 janvier 1881. Après quarante jours de navigation, elle débarque en Guyane et est internée aux Îles du Salut.
Les Îles du Salut sont un archipel de trois îlots nommés île Royale, île Saint Joseph et île du Diable. Chacune d’elle a sa spécificité : on trouve sur la première l’administration, l’hôpital, l’embarcadère et les dépôts de marchandises. La seconde est réservée aux détenus les plus difficiles qui n’avaient pas le droit de parler et la troisième pour les détenus politiques ou de droits communs. C’est le bagne réputé le moins dur de Guyane, même si les conditions de détention sont humiliantes : les cellules sans toit, remplacé par une grille, permettent aux gardes situés au dessus d’épier tous les faits et gestes des détenus.

Marie ne reste pas sur ces îles car comme les autres femmes, son destin est de peupler la colonie. Pour cela les femmes débarquent munies des papiers nécessaires à leur future union. Elles sont confiées à la garde des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny dans un dépôt nommé couvent. Outre la couture et les tâches domestiques, les bagnardes s’occupent aux travaux agricoles et les plus robustes sont choisies comme épouses. Les hommes, à l’expiration de leur peine, sont astreints au doublage : ils doivent rester sur le territoire Guyanais autant de temps que la durée de leur condamnation si celle-ci ne dépasse pas huit ans, sinon leur retour en métropole n’est pas possible. Ils peuvent alors s’installer dans une commune pénitentiaire comme Saint-Laurent-du-Maroni ou se voir confier une concession à défricher. Certains d’entre eux demandent alors à prendre une épouse, et l’administration se charge d’arranger un mariage. Après une première visite, accompagné d’un surveillant, l’homme fait son choix parmi les femmes sélectionnées. De plus une seconde entrevue sans témoin directe permet au couple de confirmer leur souhait.

Le 8 janvier 1884, Pascal Ferréa épouse Marie Lefaucheux en la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni. Les témoins de ce mariage sont des gardiens. Aucun des époux n’a purgé sa peine. Pascal Ferréa est libérable en juin 1884 : il est menuisier et Marie exerce le métier de couturière. L’année suivante, en août Marie met au monde son troisième enfant. Pascal se rend le jour même déclarer la naissance à la mairie et nomme son enfant Jeanne Marie Aimée. Bien que libérable à l’automne 1887, Marie bénéficie d’une remise de peine le 14 juillet 1886. Le couple est libre mais contraint de rester à Saint-Laurent-du-Maroni pour effectuer le doublage. Cinq ans et demi plus tard, Pascal décède à l’hôpital : Marie reste seule pour élever sa fille.
Le dossier de Marie n’a pas été conservé, et son lieu de décès est encore inconnu. Rien ne permet de dire si elle est revenu en métropole, mais sa fille Jeanne s’est mariée dans l’Aisne en 1906. Quant à Léontine, sa fille aînée, elle a vécu en région parisienne. L’histoire ne dit pas si les deux sœurs se sont rencontrées.

Sources :
– Archives départementales de la Mayenne : Recensements – État civil
– Archives nationales d’outre-mer : Registres des matricules – État civil
La Gazette de Château-Gontier du 26/10/1879
Le Petit Marseillais du 10/06/1874
– ZACCONE, Pierre. Une haine au bagne publication. 1964. Editeur Paris : Victor BUNEL
– MALTE-BRUN, Victor-Adolphe. Notice sur la transportation à la Guyane française et à la Nouvelle Calédonie (1866 et 1867)
– BOUYER, F. La guyane française : notes et souvenirs d’un voyage. 1867. Paris Hachette
– SANCHEZ, Julien-Lucien. Crime,Histoire & Sociétés Vol.17, N°1 2013- La relégation des femmes récidivistes en Guyane française (1887-1907). pages [77-100]
– CASTIEAU, Léa. DOBROS, Anne-Laure. Focus Saint-Laurent du Maroni au temps du bagne. Service patrimoine, avril 2012. Relecture novembre 2018.

#challengeuprog2022 Février : « un bagnard »

Georges Giraudon : un poilu Chevalier de la Légion d’honneur.

Le 25 septembre 1887 nait Georges Antonin Giraudon dans le bourg de Giroux, un village de l’Indre. Il est le fils aîné d’Alexis Giraudon maréchal ferrant, et de son épouse Marie Julie Guillemain. Deux ans plus tard, Alexis Giraudon déclare à la mairie la naissance de Charlotte, la petite sœur de Georges. Le petit garçon châtain aux yeux bleus grandit à Giroux, où ses parents tiennent une épicerie en plus du travail de maréchal ferrant. Quelques années plus tard, il devient instituteur, possède le permis de conduire et en août 1908, il obtient son Brevet d’Aptitude Militaire.

A l’automne suivant, c’est donc un jeune homme instruit qui est incorporé comme soldat de 2ème classe au 90e Régiment d’Infanterie basé à Châteauroux. En quelques mois Georges Giraudon devient caporal puis sergent. Il suit des cours et au printemps 1910, il est promu sous-lieutenant de réserve. L’instituteur continue d’exercer son métier dans les villages de l’Indre jusqu’à la mobilisation générale le 2 août 1914.
A la mobilisation chaque régiment crée un régiment de réserve, Georges Giraudon est affecté à celui du 68e nommé le 268e Régiment d’Infanterie (268e R.I.), appartenant au 9e corps d’armée. Ce régiment a un effectif de 32 officiers, 2202 hommes de troupe, 139 chevaux, 13 voitures à 4 roues et 25 à 2 roues, réparti en 2 bataillons de chacun 4 Compagnies.
Le régiment quitte Le Blanc le 9 août par chemin de fer et emprunte la ligne de transport D (Tours, Les Aubrais, Montargis, Chaumont) jusqu’à la gare de régulation à Bricon où il est dirigé près de la frontière en Lorraine dans les villages de Frouard et Pompey où il cantonne. Le 268e R.I. est essentiellement occupé à organiser la défense pour maintenir l’ennemi au-delà de la Seille jusqu’à la fin août, puis c’est le départ pour la Champagne.

Au cours de cette guerre, Georges Giraudon est blessé 3 fois, il alterne les périodes au front en Lorraine, Champagne, Flandres, les séjours à l’hôpital pour maladie et soigner ses blessures, des stages de formation.
Voici quelques extraits de sa vie durant cette période :

Le 7 octobre 1914 à 11h00 le régiment reçoit l’ordre de se rendre à Mourmelon-le-Petit et l’ordre de bataille est modifié, Georges Giraudon devient lieutenant de la 24e Compagnie du 6e Bataillon. Avec le 290e Régiment d’Infanterie, le 268e R.I. est chargé d’assurer la défense d’un secteur sur la commune de Baconnes. Le 9 octobre à 16 h15, le 5e et le 6e Bataillon se mettent en marche pour occuper les tranchées. Pendant cette relève les Allemands tentent une attaque et une fusillade nourrie éclate. Les soldats du 268e n’ont pas eu à intervenir, la tranchée de 1ère ligne étant encore occupée par le 290e mais la relève ne se termine qu’à 22 h. Le lendemain, les hommes renforcent les tranchées et améliorent les ouvrages de défense sous le feu de l’artillerie ennemie. 3 soldats sont blessés, venant s’ajouter aux 2 de la veille. Au bout de 3 jours, le 290e relève les bataillons. Le 6e est ensuite employé à creuser des tranchées en arrière de celles existantes pour établir une ligne de résistance, ou à faire des exercices, et le 15 octobre il remplace le 290e. Cette fois Georges Giraudon se retrouve dans les tranchées de 2e ligne. Les relèves se succèdent tous les 3 jours jusqu’au départ du 268e pour Ypres dans les Flandres.

Depuis la mi-octobre 1914, Britanniques, Belges et Français défendent Ypres pour se protéger d’une attaque allemande vers la mer du Nord. Les combats vont durer quatre ans et la ville sera complètement détruite.
Le 24 octobre, l’ordre est donné au 6e Bataillon de se diriger vers Saint-Julien au Nord d’Ypres pour être à la disposition du Lieutenant Colonel commandant le 68e R.I.. Le 6e bataillon progresse sur Wallemolen et à la nuit trois compagnies sont en première ligne, l’autre en deuxième. Le 6e Bataillon atteint le ruisseau de Strombeck et repasse sous les ordres du 268e. Le 5e bataillon est en 2ème ligne. A la nuit, les troupes sont installées dans les tranchées pour se garantir du tir ennemi.
Le 25 octobre à 7h00, une vigoureuse offensive est menée par le 6e bataillon dans la direction de Passchendaele en liaison avec le 68e . Le 6e Bataillon se trouve débordé sur sa gauche, l’artillerie prévenue du mouvement offensif ennemi, le 268e et le 68e stoppent l’offensive. Le 125e se porte en avant pour aider le 6e bataillon à se dégager. Dans la journée, le 6e bataillon continue sa marche en avant et franchit le ruisseau Strombeck en faisant 11 prisonniers. Au cours de ces combats, le lieutenant Giraudon est blessé à la face par un éclat d’obus. Pour cette journée, on dénombre 7 tués, 19 disparus et 59 blessés dans le journal des marches et opérations.

En mars 1915, Georges Giraudon passe au 409e Régiment d’infanterie. Ce régiment, crée provisoirement, est constitué de deux bataillons d’hommes venus des dépôts de la 9e région militaire. Il s’agit soit des blessés guéris, soit des soldats de la classe 1915 basés à Chinon. Un 3ème bataillon basé à Azay-le-Rideau est composé d’hommes des régions envahies du Nord. Environ 3000 hommes entraînés partent au front le 7 mai. Après avoir combattu dans la Somme jusqu’à la fin du mois de février 1916, le 409e cantonne à Haudainville à 5 kms au sud de Verdun. Les trois bataillons sont logés dans les péniches du canal de l’Est où les avions ennemis viennent fréquemment lâcher des bombes, pendant qu’au nord de Verdun, la canonnade fait rage. Le lieutenant Giraudon commande la 2e Compagnie du 1er Bataillon dirigé par le Commandant de Lattre engagé dans les combats au nord-est de Verdun pour défendre le fort de Vaux.


Le 1er mars, le 1er Bataillon part en reconnaissance au sud-ouest de Vaux avec la 1ére Compagnie de Mitrailleuses du Régiment et effectue la relève du 60e R.I.. Les 2e et 3e Bataillons sont envoyés en avant du fort pour défendre l’ouvrage d’Hardaumont : deux abris en béton d’une capacité de 144 places permettant d’empêcher un assaut d’infanterie ennemie. A partir du 7 mars, le fort commence à être systématiquement bombardé et les attaques se succèdent. Les Allemands reprennent l’ouvrage d’Hardaumont. Quelques heures plus tard, les deux bataillons du 409e le conquièrent avec des pertes légères, la 9e Compagnie reste pour occuper la position. Les bombardements s’intensifient dans la journée jusqu’à 30 coups à la minute. Hardaumont est canonné et les pertes sont sérieuses. En fin d’après-midi, le village de Vaux est la proie des flammes.
Les tirs s’arrêtent vers 2h00 du matin pour reprendre à l’aube du 8 mars. Les bombardements par obus de gros calibres sont de plus en plus intenses de 45 à 60 coups à la minute. Hardaumont est de nouveau violemment attaqué de trois cotés. La garnison décimée évacue l’ouvrage. Des mitrailleuses allemandes sont installées et commencent à arroser le village. En fin d’après-midi, l’ennemi pousse une vive attaque qui à peine déclenchée est contre-attaquée par les deux compagnies du bataillon de Lattre. Chargeant à la baïonnette, le chef de bataillon en tête avec les deux commandants de compagnies sont tués, les Allemands reculent et les compagnies tiennent les positions.
Il n’y a plus de réserves, des renforts sont demandés car deux compagnies ennemies se sont infiltrées dans le village de Vaux. Le 409e a beaucoup souffert dans cette journée et n’existe plus guère au sens tactique. Le 9 mars, l’ennemi attaque à plusieurs reprises le fort de Vaux, mais les mitrailleuses lui causent de terribles pertes, et le contraignent d’abandonner les pentes nord du fort. Dans la nuit du 9 au 10, le 409e est relevé par le 158e R. I.
Le 409e est rassemblé au tunnel de Tavannes où il commence à se réorganiser. Les hommes sont exténués. Lors de l’appel 28 officiers et 1140 hommes de troupes sont présents. Parmi les nombreux blessés, Georges Giraudon a reçu un éclat de balle au nez. Le Lieutenant Colonel Commandant le 409e Régiment d’Infanterie cite à l’ordre du régiment 75 militaires dont le lieutenant Giraudon. A l’issue de ces violents combats, le fort est soumis à un siège qui s’achève le 1er juin 1916. Lorsque les Allemands l’atteignent, la garnison, sans soutien extérieur, est vaincue après une semaine de combats héroïques à l’intérieur du fort.

Georges Giraudon, promu capitaine, est blessé une troisième fois le 1er novembre 1918, lors de combats à Banogne dans les Ardennes. Il est cité à l’ordre pour sa ténacité et pour avoir conservé le commandement de sa compagnie malgré sa blessure. Le 17 juillet 1919, il est démobilisé et rentre à Issoudun auprès de son épouse Jeanne Gourrier. Maintenu dans la réserve au 90e Régiment d’Infanterie, il reprend son métier d’instituteur à Pouligny-Saint-Pierre puis à Montgivray.

1er novembre 1918-Extrait du J.M.O du 409e R.I.-Archives historiques du S.H.D de Vincennes-Cote 26 N 768/15

En février 1923, Georges Giraudon est proposé à la nomination dans l’Ordre de la Légion d’honneur par le ministre de la guerre. Il est nommé Chevalier par décret le 24 mars et sa décoration lui est remise en mai. Mais un mois plus tard, l’instituteur écrit au Général à Poitiers qu’il refuse d’ acquitter la somme de 59 Frs pour une décoration qu’il n’a pas demandé, il souhaite que les combattants aient droit à la gratuité du brevet et il rend son insigne. Sept ans plus tard, il écrit au Grand Chancelier pour demander que lui soit adressé son brevet en s’acquittant des droits par prélèvement sur son prochain traitement. Georges Giraudon portera dans les grandes occasions le discret ruban rouge sur le revers gauche de son costume civil.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie de votre ancêtre pendant la Grande Guerre, vous pouvez me contacter via la page contact.

Paul Brihaye, un cousin d’Amérique (3)

4.La Première Guerre mondiale

Lors de la mobilisation générale le 1er août 1914, Paul Brihaye ne rejoint pas son affectation sur le sol français, il est déclaré insoumis en mars 1915. Les insoumis risquent d’être condamnés à être fusillés, ces derniers sont peu nombreux : 1,5 % des mobilisés. Par cet acte, Paul s’interdit tout retour dans son pays natal. Il sera amnistié en 1931, le jour de ses cinquante-trois ans.

Extrait de la fiche Matricule Militaire de Paul Brihaye, N°1663 classe 1898-Archives départementales du Nord 1 R 2548

En France, son père, Charles Brihaye décède le 19 août 1914 et une semaine plus tard les troupes allemandes envahissent Fourmies. Pendant quatre longues années les habitants sont soumis aux exigences de l’occupant : réquisitions, travaux forcés, démantèlements des outils industriels, exils… De ce fait, la succession de Charles ne sera pas réglée avant 1930.

Neutre au début de la Première Guerre mondiale, les États-Unis s’engage auprès de la Triple-Entente le 6 avril 1917. Ne disposant que d’une armée de métier, un premier recrutement a lieu en juin 1917 pour les hommes de 21 à 31 ans, qui une fois entraînés rejoignent sur le front les citoyens américains combattant comme volontaires dans les forces alliées depuis le début du conflit. Un second recrutement commence en juin 1918 pour ceux qui avait atteint 21 ans dans l’année. Paul Brihaye ayant 39 ans, il n’est appelé à se faire enregistrer que lors du troisième recrutement à partir d’août 1918 : sa carte permet de connaître de nouvelles informations comme son adresse dans le Montana (2), son métier « tailor and cleaner » (tailleur et nettoyeur)(16) à son compte (17), son lieu de travail (18). Il est décrit physiquement verso de la carte : c’est un homme de taille et de corpulence moyenne aux yeux bleus et cheveux foncés. Sur les quatre millions de conscrits, seulement la moitié traverse l’Atlantique et Paul ne fait pas partie de ceux-là. Plus de 120 000 soldats américains perdent la vie durant ce conflit.

Draft Registration Card de Paul Brihaye-Film N°005241977-Familysearch.com

5.Le Montana

Le couple est maintenant installé à Lewistown, ville de cinq mille habitants dans le Montana, située à mille cinq cents kilomètres à l’ouest de Saint Paul et à trois cents kilomètres de la frontière canadienne. A la fin du XIXème siècle, c’était un État où l’on se ruait pour l’or, puis la découverte du cuivre et de l’argent l’enrichissent. En 1910, on commence à exploiter les premiers gisements de pétrole. Lorsque les Brihaye s’y installent en 1914, les habitants de Lewistown vivent de l’agriculture et principalement de l’élevage, on peut y assister à des parades de machines agricoles.

Après avoir travaillé comme tailleur pour M.Kouyoumjian dans la rue principale, Paul se met à son compte dans un atelier en centre ville, son domicile est à une dizaine de minutes à pied dans un quartier résidentiel, il est locataire. En plus de la « Registred Card » divers documents corroborent ces informations : articles de presse, annuaires et le recensement de 1920 (colonne 7 : r maison en location ; colonne 14 : al étranger ; colonne 26 et 27 : laveur dans une laverie ; colonne 28 : o.a à son compte)

Recensement 1920 de Lewistown-Film N°004966347-Familisearch.com

En 1922, le couple rend visite à la jeune sœur de Bertha, maman d’une fillette de sept ans. Deux ans plus tard les Brihaye quittent le Montana, ils y ont séjourné une dizaine d’années.

1908-Aperçu de Lewistown du haut du palais de justice en direction du Nord Est avec le mont Judith à l’arrière-plan -Lewinstown Public Library

6.Le Minnesota : sa dernière demeure

A son retour dans le Minnesota, Paul est employé dans diverses laveries et déménage à plusieurs reprises, il semble échapper au chômage consécutif du krach boursier de 1929, et est témoin des émeutes de Minneapolis provoquées par la famine. C’est en étudiant les différents items du recensement de 1930 que l’on peut lire que le couple est propriétaire de sa maison estimée à 4000$ (conne 7 et 8) et que Paul Brihaye n’est pas un « vétéran » (colonne 30) .

Recensement 1930 de Minneapolis-Film N°004951349-Familisearch.com

En 1932, après sept années de salariat, le couple devient propriétaire d’un pressing dans un centre commercial de Minneapolis à l’angle de la Grand avenue Sud (N°3544) et de la 38ème Ouest, la boutique est entourée d’autres magasins de proximité : un cordonnier, un barbier, un centre de beauté. Cet achat a pu être financé par la vente de la maison rue des Rousseaux à Fourmies dont le bénéfice a été partagé avec sa sœur Emma.

Annuaires de ville États-Unis, 1822 à 1995. ancestry.com

Cinq ans durant Paul et Bertha travaillent et résident à l’adresse du magasin situé près du lac Harriet. Un mardi après-midi du mois août 1937, Paul est victime d’une hémorragie cérébrale, il meurt dans la journée à son domicile, il n’a pas 59 ans. Son certificat de décès informe qu’il souffrait depuis vingt ans d’une malformation cardiaque, celle-ci se manifestant au mieux par des essoufflements. Il est enterré dans le cimetière Calvary à Saint Paul comme ses beaux-parents .

Certificat de décès de Paul Brihaye-MNHS Death Certificate order
Tombe de Paul Brihaye-Calvary Cemetery Saint Paul-findagrave.com-Photo de Dennis J. Willing-2021

Bertha continue à faire fonctionner la petite entreprise et la rebaptise « Blue Ribbon » (le Ruban bleu), mais au bout de deux ans, elle quitte le Minnesota pour rejoindre son frère Michel dans le Texas. C’est là-bas qu’elle demande sa nationalité américaine à l’age de soixante-dix ans puis malade, elle est admise à l’hôpital de San Antonio où elle décède après avoir chuté dans la salle commune. Bertha ne repose pas au coté de son mari mais dans le cimetière de Seguin au Texas.

Tombe de Bertha Brihaye-Saint James Cemetery-billiongraves.com-Photo de J. Pergler-2013

Ressources archivistiques :
Archives Départementales du Nord :
-État civil de Fourmies de 1900 à 1931 : 3E9055 ; 3E9066
-Table des états signalétiques et des services militaires subdivision d’Avesnes, classe 1898 : 1R02550 -État signalétique classe 1898 volume 4 : 1R2548
-Tables des successions du bureau de Trélon de 1884 à 1919 : 3Q-541bis/ 1 à 6


Bibliographie, sitographie :
-www.familysearch.org : Base de données renseignée par l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, mise à jour le 01/09/2018, [consulté de janvier 2021 à février 2021]
N° de film N°005241977 : Draft Registration Card
N° de film N°004966347 : Montana, 1920 federal census, soundex and population schedules- Washington, D.C. : National Archives & Records AdministrationMontana, 1920 federal census
N° de film N°004951349 : United States Census, 1930, population schedule -Washington D.C.: National Archives & Records Administration, 2002
N° de film 004147091 : Texas, Bexar County, San Antonio, naturalization index.
N° de film 005145460 : TexasDeaths,1890-1976-CertificatN°36425-cert. nos. 36034-37400 Jul. 1959, Anderson County – Dallas Count
-www.mnhs.org : Minnesota Historical Society, Saint-Paul [consulté le 23 janvier 2021]
-www.Ancestry.com : base de données Annuaires de ville, États-Unis, 1822 à 1995 [database on-line]. Provo, UT, USA
-www.newspapers.com : site de presse d’Amérique du Nord par Ancestry [consulté du 02 au 09 février 2021]
-www.minneapolishistorical.org : site de Preserve Minneapolis [consulté en janvier 2021]
-www.cardcow.com : site de vente en ligne de cartes postales vintages [consulté en janvier 2021]
-www.findagrave.com : base de données de tombes Find A Grave [consulté en juillet 2021]
-www.billiongraves.com : base de données de tombes BillionGraves [consulté en janvier 2021]

Remerciements :
Sarah Dehon, généalogiste française aux États-Unis.
Annabelle Billot, généalogiste dans les Hauts-de-France.
Brigitte Moris, correctrice.
William James, traduction de document.

Les meuniers du moulin de Lisle (2)

En avril 1741, François Taburet et sa jeune épouse, Françoise Baguelin, s’installent dans le moulin mais ils sont surpris par l’état délabré dans lequel la veuve Amiard l’a laissé. Dès le lendemain matin, avec le Seigneur Philippe-René de Lisle, représenté par François René Thoumin de Bouillon, ils font établir un procès verbal par le notaire royal au Maine, pour constater les « démolitions et degraduations commis sur le moulin par Marie Fourmy épouse du deffunt Urbain Amiard ». Deux experts sont présents : Réné Pacory meunier de Marcillé nommé par François Taburet et René Pichard meunier au moulin de Brives de la paroisse de Notre Dame de Mayenne choisi par Marie Fourmy.

Après avoir visité le moulin, les experts énumèrent les différentes pièces détériorées empêchant le bon fonctionnement, les parties cassées étant à la charges de Marie Fourmy, celles usées à la charge du propriétaire. Les détériorations et le manque d’entretien des bâtiments sont ensuite décrits : absence de serrure, de volet, de châssis à certaines fenêtres, la trappe et l’échelle du grenier ont disparu, l’escalier de bois est vétuste, et les deux meuniers précisent qu’il faudrait « quatre journées d’homme » pour combler les cavités du sol des deux habitations. Les deux portes de l’écurie sont usées et ne s’attachent qu’avec des cordes.

Les experts notent aussi que le four est tombé en ruine, Marie Fourmy atteste ne pas s’en être servi et donc qu’elle ne peut être responsable de ces dégâts mais François Thoumin soutient que le four est tombé en ruine parce qu’il n’a pas servi. La palissade du jardin de devant est presque toute « emportée » ainsi que la haie, Marie Fourmy se défend, elle explique que cela a été emporté l’hiver dernier par les eaux. René Pacory et René Pichard ont continué leur visite sur les terres attenantes au moulin et ont estimé à plusieurs journées de travaux pour réparer les haies à l’automne. La veuve Amiard se voit condamnée à payer 120 sols à François Taburet, elle règle ses dettes le jour même ainsi que les frais occasionnés par le procès verbal.

  1. que le four du dit lieu est tombé et en ruine et hors d’état de servir
  2. et qu’il faut qu’il soit refait de neuf ; et comme la ditte veufve
  3. ou son mary ne l’ont point chaufé et ne s’en sont point servy
  4. pendant leur jouissance pour quoy le dit fr. Thoumin a soutenu et
  5. pretend que la ditte veufve amiard est obligée de le rectifier
  6. a neuf a ses depends faute pour elle de s’en être servy ; la dite
  7. veufve nous a déclaré quelle n y est pas obligée attendu qu’il ne leur
  8. a pas esté mis en état lors de leur jouissance, …..

Les Taburet restent douze années dans le moulin de Lisle durant lesquelles, Françoise donne naissance à sept filles et aucun garçon. Le couple a renouvelé une fois le bail puis la famille part s’installer au moulin du Champs à Ambrières avec les quatre fillettes qui ont survécus à la forte mortalité infantile.

Le seigneur Philippe-René de Lisle décède en 1747, son frère Charles, ecclésiastique, hérite de la seigneurie mais n’en profite que quelques mois puisqu’il décède au château de Lisle le six décembre de la même année. Leur sœur Catherine-Anne de Lisle âgée de soixante-trois ans devient alors l’héritière de toutes les terres de l’Isle-du-Gast, durant vingt ans c’est avec elle que les baux du moulin de Lisle sont signés.

De gueules à une croix d’argent frettée d’azur.

Blason de René de Lisle du Gast, extrait de l’Armorial de France d’Hozier

La famille Pacory vient s’installer au moulin en 1753, quatre générations de meuniers vont se succéder pendant un siècle…
A suivre, les meuniers Pacory, Lemonnier etc… Pensez à vous abonner au site ou à la page FB

  • POINTEAU Ch Abbé, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, Laval, 1891, 648 pages [p 384 à 386]
  • ANGOT Alphonse Abbé, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, tome I à II, 1900 à 1906. http://angot.lamayenne.fr/
  • ANGOT Alphonse Abbé, GAUGAIN Ferdinand. Abbé, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, tome IV(supplément), 1909. http://angot.lamayenne.fr/
  • Archives Départementales de la Mayenne https://chercher-archives.lamayenne.fr/ Série E. État civil de Ambrières de 1700 à 1756 (E dépôt 2/E1 à E depôt 2/E7) ; état civil de Oisseau de 1741 à 1742 (E dépôt 127/E14) ; état civil de Saint-Fraimbault-de-Prières de 1705 à 1762 (4E 252/2, 4E 252/3).
  • D’HOZIER Charles-René, Volumes Reliés du Cabinet des titres. Armorial général de France XXXIII Tours, I, 1701-1800 page 403
  • Archives Départementales de la Mayenne : Série J. Seigneurie de Lisle 140J19 ; Baux du moulin de Lisle 140J26.